À quelques mois des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, la question des déplacements prend une dimension particulière. Pendant plusieurs semaines, des millions de visiteurs vont devoir rejoindre des sites qu’ils connaissent peu, depuis des gares, des aéroports ou des hébergements répartis dans toute l’Île-de-France.
Dans ce contexte, une carte ne sert plus seulement à savoir où l’on se trouve. Elle doit permettre de choisir un itinéraire, d’identifier une entrée, d’anticiper l’affluence, de comprendre les correspondances et, selon les besoins, de trouver un trajet accessible. Les dispositifs mis en place pour Paris 2024 montrent bien cette évolution.
Île-de-France Mobilités a commencé à déployer une signalétique spécifique dans les gares et stations afin d’accompagner les spectateurs depuis les principaux points d’entrée du réseau jusqu’aux sites de compétition. En parallèle, l’application officielle Transport Public Paris 2024 réunit une carte interactive, les sites de compétition, différents points d’intérêt, les solutions de mobilité, les itinéraires vélo et des informations d’accessibilité.
L’intérêt tient surtout à la continuité entre ces différents supports. Le visiteur peut préparer son trajet sur son téléphone, retrouver les mêmes repères dans les transports, puis accéder à des informations plus précises lorsqu’il approche de son lieu de destination.
On ne parle donc plus d’une carte isolée, mais d’un ensemble d’outils qui doivent raconter le territoire de manière cohérente.
Pour un événement de cette ampleur, proposer systématiquement le chemin théoriquement le plus rapide n’aurait pas forcément de sens. Les itinéraires doivent aussi tenir compte de l’affluence, des perturbations et de la capacité des différentes lignes à absorber les flux de visiteurs.
Île-de-France Mobilités prévoit jusqu’à 500 000 voyageurs supplémentaires chaque jour par rapport à un été classique. L’offre de transport a été renforcée et les parcours doivent pouvoir orienter les spectateurs vers les solutions les plus adaptées selon les conditions du moment.
La cartographie devient ainsi un outil de gestion autant qu’un outil d’information. Elle ne se contente plus d’indiquer un chemin : elle participe à la manière dont les visiteurs se répartissent dans l’espace et utilisent les infrastructures disponibles.
Cette logique dépasse largement le cadre des Jeux. Une destination touristique connaît elle aussi des périodes de forte fréquentation, des accès temporairement indisponibles, plusieurs moyens de transport ou des sites dont l’attractivité varie selon les saisons et les événements.
Paris 2024 montre également qu’il est difficile de séparer complètement l’information numérique de l’orientation sur place. Une application peut préparer et accompagner le déplacement, mais elle ne remplace ni la signalétique, ni les plans présents dans l’espace public, ni l’accueil humain.
Ces différents supports doivent au contraire fonctionner ensemble et utiliser des repères cohérents. Pour une destination touristique, la logique est la même : un visiteur peut commencer sa recherche depuis son domicile, poursuivre sa découverte sur un écran dans un office de tourisme, puis conserver un parcours ou une sélection de points d’intérêt sur son téléphone.
À chaque changement de support, il devrait retrouver un territoire qu’il comprend déjà, sans avoir à réinterpréter les informations qui lui sont présentées.
Toutes les destinations n’ont évidemment pas à gérer les flux d’un événement olympique. La problématique de fond reste pourtant familière : rendre un territoire immédiatement compréhensible à quelqu’un qui le découvre.
Où aller ? Comment s’y rendre ? Combien de temps prévoir ? Quels services sont disponibles sur place ? Existe-t-il un autre parcours ? Les informations peuvent vite devenir nombreuses, et leur représentation devient alors aussi importante que la donnée elle-même.
Chez Kalkin, cette question est au cœur de nombreux projets. Cartographie 3D, données touristiques, géolocalisation, points d’intérêt, parcours et accès mobile sont autant de moyens de rendre un territoire plus simple à explorer et de créer une continuité entre préparation, déplacement et découverte.
Paris 2024 en fournit une démonstration particulièrement visible : lorsqu’elle est bien pensée, la cartographie devient une véritable interface entre un territoire, ses infrastructures et ceux qui le parcourent.
C’est ainsi que Kalkin en collaboration avec le Camping de Paris Huttopia a pu réaliser une application entièrement connectée aux bases de données du COJOP et du CRT Île-de-France afin d’offrir une expérience complète entre intermodalité et information touristique locale.